mercredi 14 mars 2012

Sosies

On a un jeu avec le Mec, on essaye toujours de trouver des ressemblances entre des gens « normaux » (copains, famille mais aussi n’importe qui dans la rue, le serveur du resto, la caissière du supermarché,...) et des stars plus ou moins connues. Je sais, c’est puéril mais c’est rigolo. Parfois on fait semblant de se disputer quand on n’est pas d’accord « c’est n’impot quoi c'que tu dis, le mec à la table en diagonale il ressemble paaaaaaaaaaas du tout à Nicholson ». Moi-même pendant mes études, un copain a lourdement insisté sur ma ressemblance avec une actrice de série. Ne commencez pas à baver, il ne s’agit pas de Pamela Anderson mais d’une des petites filles qui jouait dans « la fête à la maison ». Mais si, rappelez-vous, cette série avec le pauvre papa veuf et ses trois filles qui vivent dans une grande maison à San Francisco avec les deux oncles, Oncle Joey et Oncle Jesse… nan? enfin bref, voilà que le pote ne démordait pas que la deuxième fille, qui en plus a le même prénom que moi dans le feuilleton, ben c’est tout moi. Et c’est vrai qu’avec mon look de l’époque, cheveux longs et frange sage (voir le post sur mon historique capillaire), en effet c’est troublant. Pour vous donner une idée, quelques photos de la demoiselle à l'époque de la série:

                                               

Voilà à quoi elle ressemble maintenant:


On peut dire honnêtement que je ne risque plus d'être prise pour son sosie. Et ce n'est pas seulement à cause de la coiffure :-(.

Le Mec aussi, il ressemble à un acteur. Lui, il dit que non et que je veux le flatter, mais sur certaines photos et quand mon homme n’a pas ses lunettes, c’est quand même assez flagrant. Il y a quelques années je suis tombée en arrêt devant une affiche dans le métro et je lui ai demandé en rentrant s’il s’était lancé dans le cinéma. Alors le type, en fait c’est le vrai mari de celle qui jouait dans Buffy (moi et les noms…). Bon, il n’a joué que dans des navets (à part dans la dernière saison de "24", notre série préférée en plus) mais le jeune homme se laisse regarder :

Pis y'en a d'autres qui lui ont dit qu'il ressemblait trop à Julien Courbet. On va dire qu'il y a des airs. Si on mixe 60% du monsieur au-dessus et 40% de Julien Courbet on obtient mon chéri. Magique non?
Dans la famille, on est presque un peu déçus parce qu’on n’a pas vraiment de sosies de stars, on peut pas jouer à notre jeu. À part le papa de mon amie d’enfance qui est Guy Bedos tout craché. Du coup on se lâche sur les autres. Chez moi au boulot y’a un sosie de Brian May (guitariste de Queen), de Ben Affleck (en moins bien, faut pas rêver non plus), notre ancien serveur de notre resto italien du samedi il ressemblait à un chanteur d'un boy group qui a disparu depuis, et comme on se souvenait du prénom du gars, Dan en l’occurrence, le pauvre garçon on l’a appelé Dan sans qu’il le sache pendant des mois. Des fois, ça fait faire des gaffes aussi cette obsession de la ressemblance, un jour dans une pendaison de crémaillère le Mec a dit à une des colocataires de notre amie qu’elle était le sosie d'une candidate d’une émission de télé-réalité… après il a bien ajouté « et tu ressembles aussi beaucoup à Julia Roberts » mais le mal était fait. J’avoue que sur ce coup-là je l’ai laissé sortir les rames et se dépatouiller tout seul…

Et vous, vous connaissez des gens qui ressemblent à des stars? (vaine tentative de faire participer les rares personnes qui par hasard se seraient égarées sur ce blog. D'autres diraient que je ne savais pas comment finir cet article totalement inutile. Pas faux.)

lundi 5 mars 2012

Bon bon bon...

Mille excuses auprès des quelques personnes qui viennent (régulièrement?) lire ce blog pour ce silence plus ou moins indépendant de ma volonté... pour expliquer cela, une p'tite tournée de Ups & Downs!

+ il y a deux semaines, nous avons eu quelques jours de vacances. Une des journées, c'était Fasching à la crèche (voir article précédent). On y a amené les loulous, Choupinou déguisé en petit diable (avec queue fourchue et cornes, à croquer!) et Choupinette en pirate (défense de rire, c'était le dernier déguisement à sa taille dans le magasin et j'allais pas y passer la nuit non plus). Pendant qu'ils s'éclataient avec leurs camarades cow-boys et princesses, le Mec et moi nous nous sommes fait une journée shopping en amoureux. On a dépensé des sous, je me suis fait refaire des lunettes, on a mangé au resto en prenant notre temps... ça faisait... attendez que je calcule... quel âge a Choupinou? 32 mois... donc ça faisait 32 mois qu'on n'avait pas eu comme ça de temps à deux hors de la maison. Vous ne pouvez pas vous imaginer le bien que ça fait... alors, certes, on sursautait à chaque cri d'enfant, pour rigoler 2 secondes plus tard "ah bah ça peut pas être les nôtres, hin hin hin!", mais marcher avec son chéri la main dans la main j'avais perdu l'habitude, et c'est toujours aussi bon! Par contre la journée a failli "mal" finir, le type qui s'est occupé de moi pour mes lunettes (2 paires, une normale et une de soleil, je lui ai pas rendu la vie facile non plus), ben c'était le frère de Rowan Atkinson dans "Love Actually" (qui est entre parenthèses un de mes (nos) films préférés): 


Voilà. Donc sa version à lui, c'était de me ramener plein de montures à essayer alors que je m'étais déjà décidée pour une, de m'expliquer en détails les propriétés de chaque type de verre (alors que j'avais dit dès le départ "la même chose que la dernière fois, merci au revoir"), de vérifier 43 fois que ma vue n'avait pas diminué depuis 5 ans ("et si je fais ça, c'est mieux? hein, hein? non, pas mieux? ah bon.... et ça et ça, c'est mieux? Non plus?"), de mettre 10 minutes à nettoyer mes lunettes actuelles... j'ai cru qu'on s'en sortirait jamais. On a finalement été chercher les enfants 10 minutes avant la fermeture de la crèche, l'honneur a été sauf!

- c'est pas moi qui me vantais que mes enfants n'étaient jamais malades? La veille de la reprise après les vacances, Choupinette a commencé à avoir de la fièvre. Vu qu'elle avait les gencives gonflées, qu'elle se mettait les doigts dans la bouche, on s'est dit "ok, c'est les dents, no problemo". Comme le Mec est une perle, il est resté à la maison avec elle quand même le lundi. Mardi, toujours 38°C, hop un suppo et direction la crèche. Vers 17.00, coup de téléphone "euh, faudrait p'tête venir, elle a près de 40 là...". Mercredi matin, même topo, c'est moi qui me dévoue pour rester à la maison, en fin de matinée on va chez le pédiatre. Diagnostic? C'est peut-être une infection urinaire, pour être sûrs faut lui mettre une poche à pipi dans la couche, la faire boire et revenir une demi-heure après en espérant avoir un peu du précieux liquide pour faire les premières analyses. Je me balade donc, mes 10 kilos fiévreux dans les bras, le Choupinou en pleine forme, s'ennuyant un peu. Alors on a fait une étape "allons voir les canards du petit plan d'eau au centre-ville", puis une étape "on va aller acheter des bretzels frais et après on va les manger sur un banc", ouf, une bonne demi-heure écoulée! Vu que la poche ne tenait pas hyper bien, il n'y avait que quelques gouttes dedans , la secrétaire médicale hautement antipathique les a emmenées en râlant et est revenue en disant "pfffffffff, c'est bien ce que je pensais, y'en a pas assez, si les résultats étaient bons ça aurait suffit, mais là non, tout est mauvais, c'est trop concentré, c'est pas bon, non non non, c'est pas bon, faut revenir demain avec une poche remplie!". Super, retour à la case départ... le jeudi matin, on se bat avec le Mec pour mettre cette p... de poche (celui qui a inventé ça, je le torturerais personnellement, et je tire mon chapeau à ceux et celles qui arrivent à récolter quelque chose), on fait boire la ch'tiote, à l'ouverture on est de nouveau chez la pédiatre... et surprise, encore rien! Le Mec se sacrifie une nouvelle fois pendant que j'amène Choupinou à la crèche et que je refais surface au boulot... plus tard dans la matinée, il m'appelle, ils sont de nouveau à la maison, le pee-pee a été à peu près suffisant, elle a bien une infection et on démarre avec les antibios. Youpi!!!!!!! Depuis samedi, la fièvre est retombée, la miss redevient un peu plus active et retrouve son appétit. Pourvu que ça dure! Jeudi on retourne chez le toubib (avec une poche, ah ah ah), on lui fait une écho des reins n espérant qu'ils n'ont pas été abîmés et on prie très fort pour que l'épisode soit terminé!

- pendant la semaine "enfant malade", je me suis pas mal pris la tête à propos du boulot... cette histoire de freinage dans la carrière, de redémarrage à zéro dans un autre domaine, de reprouver à tout le monde qu'on en veut... et de l'autre côté, la mauvaise conscience vis-à-vis des enfants, de ne pas pouvoir se consacrer 100% à eux quand ils sont malades ou quand ils ont plus besoin de moi. J'avais un peu le moral en berne. Et puis, un soir, le Mec m'a fait une réflexion (pas bien méchante pourtant), ça a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, j'ai fondu en larmes et j'ai pas pu m'arrêter pendant une heure. D'un côté ça m'a fait du bien, et on a parlé de mes "problèmes", il m'a fait comprendre que c'est moi et moi seule qui était à même de décider ce que moi je voulais, et qu'il fallait que je me "pose", que je prenne du temps pour moi pour prendre une décision, choisir un chemin et m'y tenir. Ca semble couler de source, mais j'avais besoin que quelqu'un me le dise. C'est clair, les prochaines semaines faut que je m'enlève le doigt du c... !

Sur ces paroles hautement poétiques, je vous quitte... jusqu'à la prochaine fois!

mardi 14 février 2012

Carnaval


Franchement, je me sens super bien intégrée dans ce pays. Je parle couramment la langue, j'ai des amis allemands, je me suis faite à la bouffe, je participe à plein d'événements/traditions qui n'existent pas en France... mais s'il y a bien un truc auquel je n'arrive pas à me faire, c'est cette période de Carnaval. Fasching que ça s'appelle ici. Je veux bien que ça soit une tradition, sans doute religieuse à l'origine même, mais qui j'en ai l'impression a fortement été détournée. Pour beaucoup, c'est seulement un bon prétexte pour picoler jusqu'à l'inconscience, pour draguer/sauter sur tout ce qui bouge (avec petit souvenir à la clé 9 mois après, vous n'avez pas idée du nombre de bébés conçus à cette période) et pour propager une fausse bonne humeur sous prétexte qu'ils sont tous ridiculement déguisés. Bon ça c'est une question de goût hein, je n'ai jamais été fana de déguisements (un traumatisme de mon enfance où j'ai traversé toute la ville à pieds pour me rendre à un anniversaire déguisée en schtroumpf parce que mon paternel avait laissé libre cours à son imagination avec ce qu'il y avait dans mon armoire), mais franchement, au-delà de 8 ans ce n'est plus mignon ni rigolo, si? Le pire c'est le tapage dans les médias. Après une semaine où il n'est question que de ça à la télé ou dans les journaux, ça suffat comme ci. Le truc le plus saôulant, ce sont les émissions où des pseudo-comiques sortent des blagues pas drôles (niveau pipi-caca-prout) ponctuées par un jingle musical énervant au possible (tintinnn tintinnnn tintinnnnnnnnnnn!) et où le plouquos lambda du public (déguisé en pirate ou en indien) se tape sur les cuisses devant tant de finesse en trinquant avec le voisin qu'en temps normal il mépriserait de toute son indifférence. Vous me direz, j'ai qu'à pas les regarder ces émissions, mais y'en a sur toutes les chaînes, et puis en ce moment c'est ça ou le curling. Le pire, c'est quand le carnaval s'immisce au boulot. Jeudi prochain par exemple, c'est ce qu'ils appellent ici le "jeudi sale" ou encore le "carnaval des femmes". Le grand jeu, c'est que les femmes se baladent avec des ciseaux et coupent les cravates des mâles qui en portent ce jour-là, et en contrepartie ils réclament un palo bisou. C'est sensé être un symbole de l'émancipation de la femme. Gné? Ou alors c'est genre "si je te coupe la cravate, ça veut dire que je pourrais te couper aussi autre chose"? (je sais pas hein, j'essaye d'interpréter!). Les années passées, le quatrième collègue qui s'est pointé devant moi en me disant "ben tu me la coupes pas ma cravate, j'en ai pourtant mis une moche exprès aujourd'hui!", je ne lui ai même pas souri, je l'ai regardé d'un air lassé et je lui ai dit "va voir chez les collègues, moi je suis française je fête pas ce genre de choses". Carrément associale la fille. Carrément pas intégrée. Le seul avantage de cette période? Les beignets gras au possible saupoudrés de sucre qui pourraient constituer ma nourriture exclusive tellement je les aime... allez, avec quelques exemplaires de ces bombes caloriques chez moi peut-être même que je jouerai le jeu et déguiserai mes enfants pour la crèche. En pirate ou en indien.

jeudi 2 février 2012

Tifs

J’ai une relation d’amour-haine avec ma tignasse. De 0 à 20 ans, j’ai toujours eu la même coiffure, des cheveux longs dont les pointes étaient rafraîchies plus ou moins régulièrement par Môman et une frange qui retombait plus ou moins esthétiquement sur mon front. Avant de quitter le nid familial à la conquête du grand Nord (enfin, le Nord de la France, c’est déjà pas si mal), ça a été symbolique, j’ai voulu aller pour la première fois chez le coiffeur. Forcément, la première fois ça impressionne, la coiffeuse te demande ce que tu veux, comme tu sais pas quoi répondre tu lances un timide « oh, un peu dans le même genre que vous », et là la professionnelle se lâche et te fait tout un discours plein de mots barbares tels « permanente » ou « effilage » en te tripotant les tifs, pour finalement aboutir à la conclusion que non, tes cheveux ils sont trop fins, que du volume ça vaut même pas le coup de chercher à en avoir, qu’on va juste raccourcir en gardant la même coupe (quelle coupe ?) et que ça sera bien comme ça. Alors bon, tu acceptes, elle coupe, elle brushingue, tu payes cher et le lendemain, tu te retrouves quand même avec la même tête et la même frange qui t’accompagne depuis de si longues années, juste un peu plus court. Du coup tu relaisses pousser… entre temps tu as rencontré un Mec qui te répète que tu es la plus beeeeeeelle du monde, mais un jour quand même il avance prudemment un « je suis sûre qu’une autre coiffure plus courte ça t’irait bien ». Alors tu lui répètes ce que t’a dit ta première et dernière coiffeuse, cheveux trop fins, pas de volume, blablabla. Chéri fait une mine dubitative et n’en reparle plus mais mine de rien, il a réveillé la greluche qui sommeille en toi et qui ne demande qu’à changer de tête.
Premier boulot, premiers brouzoufs et la grande décision : une deuxième visite chez le coiffeur ! La maison ne reculant devant aucun sacrifice, tu prends rendez-vous chez « Tony &Guy », un salon branché où la musique est plus forte qu’en boîte. Tu annonces courageusement vouloir couper ces trucs qui tombent tristement sur tes épaules sans aucune énergie, mais le coiffeur te contre en te disant que tu as une tête à cheveux longs, qu’on va juste faire un léger dégradé sur les côtés qui va tout changer et que ça sera bien comme ça. La frange disparaît presque complètement, tu as des dégradés sur les côtés mais chaque matin tu t’énerves quand même sur ces trucs raplaplas qui t’allongent le visage que tu n’as déjà pas particulièrement poupin… du coup un mois après tu reprends rendez-vous et là tu décrètes « faites ce que vous voulez mais pitié, coupez-moi ces p… de cheveux ! ». Devant tant d’autorité, il s’exécute, se lâche, fait voler ses ciseaux autour de ta tête, tu vois les mèches tomber par terre (là quand même tu te demandes si t’as pas fait une bêtise) et quand tu te regardes dans la glace à la fin tu vois une étrangère. Avantages : tes cheveux ne sont plus longs et semblent plus en forme. Inconvénients : tu mets autant de temps qu’avant le matin à les coiffer pour essayer de faire la même chose que le pro et le Mec n’est pas super emballé. Mouais. S’en suit de longues années d’expériences diverses et variées : tu veux la même coiffure que Meg Ryan dans n’importe lequel de ses films mais tu comprends vite que c’est pas possible. Alors tu testes : mi-longs, on coupe, on re-re-coupe, on re-re-re-coupe… non là vraiment c’est trop court, faut re-laisser pousser. La couleur ? Pourquoi pas ? Mèches blondes presque naturelles, mèches très blondes, mèches platine... mèches rousses, mèches noires, mèches oranges (ça, c’était pas une réussite). Et l’homme de la maison qui commence à dire que finalement, les cheveux longs et la frange, c’était pas si mal…
Puis pendant 2 ans, j’avais enfin trouvé la coiffeuse avec qui je pouvais discuter, qui me proposait des trucs pas trop foldingues, qui m’avait trouvé la longueur qui me va pas trop mal, qui savait exactement à quoi devait ressembler ma frange asymétrique, et qui faisait dire au Mec à chaque retour de chez elle « très bien la coiffure chérie ! ». Et puis un jour cette perle rare m’a annoncé qu’elle repartait vivre dans sa région d’origine à l’autre bout de l’Allemagne. Un monde s’est écroulé. Ses remplaçantes ont fait plus ou moins bien leur job, d'autres mieux que d'autres... il y eu aussi "Mademoiselle On": c'est celle qui a réussi à me refiler des soi-disants super produits pour que mon cuir chevelu soit au top (je suis faible) et qui avait une façon bizarre de me parler… dans ce salon y’a que des jeunes, c’est branché, c’est in, c’est hype, bref tout le monde se tutoie, clients et coiffeuses. Sauf qu’elle, comme elle était nouvelle elle avait pas encore tout à fait pris le pli, ou alors elle osait pas tutoyer quand sa clientèle dépassait les 15 ans. Du coup elle employait le « on » à tire-larigot. « on veut quelque chose à lire? » « on a remarqué que son cuir chevelu était pas en forme? » « on vient de quel pays, parce que j’ai remarqué qu’on a un accent » « on veut quelque chose à boire? ». Franchement ça surprend au début, je me suis surprise à regarder autour de moi voir si "on" était plusieurs. Dans un premier temps, je n’ai pas réagi, mais comme elle n’arrêtait pas, j’ai commencé à lui répondre de la même façon, « on veut bien un jus de pomme et un truc à lire, merci », ça a dû la vexer et elle a continué ses affaires dans un silence religieux. Ouf. Car s’il y a bien un truc que je déteste, c’est les small-talks des salons de coiffure, alors si en plus c’est pour me parler à la troisième personne, non merci. À la place je lisais les malheurs des stars dans le "Point de vue" allemand. Je ne sais pas quel est le pire...
Puis Mademoiselle On s'est mariée et a suivi son mari encore une fois dans un autre coin de Teutonie. Une nouvelle s'est occupée de mes cheveux, bien mais sans plus. Depuis quelques mois, je me fais coiffer par le même coiffeur que le Mec, un kurde d'origine dont je n'ai pas réussi à me décider s'il est homo ou pas, mais qui est tout ce que j'aime: s'il n'a pas envie de parler ou qu'il remarque que moi je n'ai pas envie, on se tait. Il me fait des propositions originales mais pas trop quand je lui dis que je voudrais changer de coupe. Il ne prend pas 5 clients à la fois ce qui fait que je passe plus de 3 heures dans le salon quand je fais faire des mêches. Il m'a fait une coupe qui a fait dire à ma mère "elle est vraiment super ta coiffure". Quand on connaît le nombre de compliments que ma mère m'a faits depuis 37 ans que je suis sur terre, ce n'est pas rien. Bref, j'ai ma nouvelle perle rare, et j'espère qu'il va rester jusqu'à sa retraite dans ce salon!
Sur ce, je vous laisse, j'ai un rendez-vous chez le coiffeur à prendre, mon carré plongeant a besoin d'une deuxième jeunesse...

mardi 31 janvier 2012

Moi, overbookée? à peine...

Bon, je commence où? Les deux dernières semaines ont été plutôt sportives au niveau pression, stress et gestion du temps, soyons pragmatiques et faisons le bilan par catégories:

- catégorie "la famille, c'est bien mais à petite dose": mes parents et ma mère-grand sont donc venus 3 jours pour compenser le fait qu'on ne soit pas rentrés aux dernières vacances. À part que mon paternel râle dans sa barbe parce qu'on a des horaires un peu décalés à cause des enfants (repas de midi à 13.30 et repas du soir à 21.00 ne sont pas rares...) et que les relations entre le Mec et mes parents sont un peu... fraîches on va dire, ça s'est bien passé, ils ont profité des loulous, ce qui était quand même le but premier (moi, je passe en second plan, ce que j'accepte totalement). J'ai passé un peu plus de temps que d'habitude aux fourneaux, pour finalement m'apercevoir que plus ils vieillissent, moins ils mangent, donc on a fini les restes pendant une semaine après. Faut pas gâcher quand même.

- catégorie "mes enfants ne sont jamais malades mais des fois, si": le jour du départ de la famille, Choupinette a commencé à avoir un peu de fièvre. En bonne mère indigne, je l'ai quand emmenée à la crèche le lendemain matin avec 38,2° et un suppo dans le popo. Ca n'a pas loupé, juste après la pause de midi j'ai reçu un appel de la puéricultrice "faut venir maintenant tout de suite, elle a plus de 39°". Soit. J'ai donc cherché mes deux petits diables (l'inconvénient d'avoir la crèche près de son lieu de travail et non pas près de son domicile), un Choupinou dans le coltard parce que réveillé pendant sa sieste et une Choupinette dans le coltard à cause de la fièvre. Le rendez-vous spontané chez la pédiatre n'a rien donné, j'en suis repartie avec le conseil de continuer à suppoter ma princesse si la fièvre dépassait 39° et de revenir 2 jours après si ça n'était pas passé. Bon. Le jour suivant, j'ai été au bord de la crise de nerfs. Choupinette hurlait dès qu'elle n'était plus dans mes bras, sa température faisait des yoyos avec des pointes à 40°, mon portable boulot sonnait sans interruption, Choupinou profitait du fait que je devais m'occuper plus intensivement de sa soeur pour faire bêtise sur bêtise, le Mec était en voyage d'affaires... bref, la loose totale. Le lendemain, après avoir prié toute la nuit que la puce soit de nouveau en forme, j'ai été exaucée quand le thermomètre a indiqué 37,1°. Et hop, mère indigne le retour, re-direction la crèche malgré le conseil de la pédiatre "2 jours sans fièvre avant de la remettre avec ses petits copains ça serait pas mal". La miss n'était pas de la meilleure humeur possible mais ils me l'ont reprise. Comme par hasard à peu près à ce moment-là elle a sorti deux nouvelles dents. Si on a ce cirque à chaque quenotte on n'est pas rendus.

- catégorie "mon avenir professionnel": le positif: entretien annuel avec mon chef super, il est toujours content de moi, il m'a mis un point en plus ce qui va rapporter quelques sous, il m'a fait passer à la catégorie au-dessus en ce qui concerne l'évaluation de mon potentiel à devenir chef d'équipe. Le négatif: il ne m'a pas mise dans la catégorie maximum qui me ferait automatiquement participer à l'assessment center et au statut de chef d'équipe si je réussissais ce dernier. Son argument, que je comprends parfaitement, c'est que dans mon job je n'ai pas forcément l'occasion de montrer que je sais diriger, et que donc il ne veut pas prendre de risques de m'envoyer là-bas et que je me plante (en gros, on a le droit de se présenter 2 fois à ce truc et si on n'est pas pris, tout plan de carrière dans la boîte tombe à l'eau). Son conseil, c'est donc que je change de job, que je redevienne ingénieur "normal", dans un domaine où je pourrais prouver que j'ai la niaque. Le truc, c'est qu'à ce moment-là je redémarrerais de zéro, tout à prouver et peut-être rien à en retirer. Surtout que depuis que je bosse dans mon travail actuel, je me suis un peu éloignée de la technique, donc il faudrait se replonger dans le bain. Mouais. Sa proposition, c'est que d'ici le milieu de l'année je réfléchisse aux domaines qui pourraient m'intéresser, et qu'il me "pistonne" un peu pour que je puisse y rentrer, il connaît beaucoup de monde dans la boîte. Et pour m'appâter, il me dit que si j'atteins cette catégorie supérieure et que si je réussis l'assessment center il fera tout pour que j'aie une place de chef d'équipe dans son centre. Ca fait beaucoup de si, beaucoup d'inconnues et beaucoup de temps. J'essaye de ne pas trop me prendre la tête, mais plus l'échéance va arriver moins ce sera facile...

à ciao.

lundi 16 janvier 2012

Instant magique...

Juste pour vous narrer un petit épisode de ce matin qui a tout boulversifié mon coeur de maman: on est dans la voiture, on sort d'une phase de bouchons (ça, c'est moyen drôle mais on s'habitue). J'entends que Choupinette se réveille, et elle gazouille, et elle rigole... et puis Choupinou dit "guck mal Maman!" ("regarde Maman!"). Je me retourne, Choupinou a un grand sourire et il est en train de tenir la main de sa soeur dans la sienne. Ils sont restés de longues minutes comme ça, leurs petits doigts emmêlés, à se sourire (du coup je me retournais toutes les 10 secondes). J'aurais bien aimé avoir un appareil photo sous la main pour immortaliser ce moment de grâce...

mardi 10 janvier 2012

Ouais, à vous aussi...

... la Nana souhaite "ein gutes neues", comme on dit ici-bas! Que 2012 rime avec flouze, binouze et part... euh non, pardon.
Bon. Ca, c'est fait.

Bilan des vacances passées à la maison:
- de la bonne bouffe et du bon vin à foison mais pas un gramme de plus sur la balance... oserais-je dire que c'est un miracle?
- Constat du 31 Décembre: Choupinette aime le foie gras. Vous auriez entendu ses petits jappements de joie quand je lui ai donné 2 toasts légèrement tartinés du pâté de luxe... faudrait quand même pas qu'on l'habitue trop, c'est quand même plus cher que les p'tits pots c'te came...
- des grasses mat jusqu'à 10.00, merci mes loulous de vous adapter au rythme des vacances! Par contre, la reprise est dure, hier matin à 6.30 Choupinou a gémi "encore dodo!" (remarquez, vaut mieux ça que "roooooooh, la lumière bordel!!!!" (les Bronzés font du ski, pour les incultes)).
- la dernière semaine avec un Mec à l'agonie (ben voui, un homme malade quoi...), pouvant à peine avaler et me demandant avec des yeux de chat potté "tu peux aller me faire un p'tit lait avec du miel ma Puce, je suis trop faible pour me lever du canapé". Lol.
- ceci expliquant cela: une liste des "choses à faire pendant les vacances" où pratiquement rien n'a été barré. Oups.
- une Choupinette qui 1) marche comme une championne, 2) fait des nuits sans interruption depuis 10 jours (on croise les doigts très très fort svp!!!!!!!), 3) a maintenant 3 dents en haut mais toujours que 2 en bas, 4) dit "papa", "maman", "doudou", "tototte", "coucou", "gâteau", "bras" (tout ce qu'il lui faut pour survivre en somme), 5) continue à boire comme un trou, même la nuit, ce qui nous vaut des réveils... mouillés.
- un Choupinou qui devient de plus en plus bavard mais qui continue à mélanger allègrement les deux langues. Exemples: "Maman, das ist bien ça" ou encore "noch ein cadeau haben". On maîtrise. Sinon, il est capricieux mais pas trop, câlin tout plein et coquin régulièrement. On le kiffe... par contre ce matin: il réclame que je le change et l'habille... il me fait des grosses risettes et chantonne...il se laisse faire, lève automatiquement les jambes... soudain, un bruit discret se fait entendre et un délicat fumet atteint rapidement mes narines. Il me regarde et il éclate de rire. Mon fils m'a donc pété à la figure. Faites des gosses, qu'ils disaient...
- des parents et une belle-mère qui ont finalement digéré le fait qu'on ne se soit pas déplacés. Le retour du boomerang: les premiers débarquent dans une semaine. Faut donc que j'achète des cadeaux en retard et que je prépare des menus élaborés. Gnourf.
- un Mec qui déchire complètement à Guitar Hero. Ce qui n'est pas le cas de la Nana. Dixit Choupinou: "Papa faire guitare... Maman pas faire guitare, Maman faire "boïng"". Ca fait plaisir.
- "Happy Feet" passé en boucle pendant 2 semaines. Mais quelle idée il a eue le gros bonhomme en rouge de déposer ça au pied du sapin. Ceci dit, c'est bien foutu et c'est mignon, un bébé pingouin.

Bref, vous l'aurez compris, on a glandé et on a profité des enfants. Mais purée, qu'est-ce-que ça passe vite 2 semaines... la routine reprend maintenant ses droits, dodo-bouchons-crèche-boulot-crèche-bouchons-dodo. Je n'ai pris aucune résolution (même pas "me remettre au sport", alors que j'en aurais grandement besoin), je vais me contenter de continuer à essayer de trouver le meilleur compromis dans mes rôles principaux de maman, épouse et employée. C'est r'parti pour un tour!!!!!!!!!!!