Franchement, je me sens super bien intégrée dans ce pays. Je parle couramment la langue, j'ai des amis allemands, je me suis faite à la bouffe, je participe à plein d'événements/traditions qui n'existent pas en France... mais s'il y a bien un truc auquel je n'arrive pas à me faire, c'est cette période de Carnaval. Fasching que ça s'appelle ici. Je veux bien que ça soit une tradition, sans doute religieuse à l'origine même, mais qui j'en ai l'impression a fortement été détournée. Pour beaucoup, c'est seulement un bon prétexte pour picoler jusqu'à l'inconscience, pour draguer/sauter sur tout ce qui bouge (avec petit souvenir à la clé 9 mois après, vous n'avez pas idée du nombre de bébés conçus à cette période) et pour propager une fausse bonne humeur sous prétexte qu'ils sont tous ridiculement déguisés. Bon ça c'est une question de goût hein, je n'ai jamais été fana de déguisements (un traumatisme de mon enfance où j'ai traversé toute la ville à pieds pour me rendre à un anniversaire déguisée en schtroumpf parce que mon paternel avait laissé libre cours à son imagination avec ce qu'il y avait dans mon armoire), mais franchement, au-delà de 8 ans ce n'est plus mignon ni rigolo, si? Le pire c'est le tapage dans les médias. Après une semaine où il n'est question que de ça à la télé ou dans les journaux, ça suffat comme ci. Le truc le plus saôulant, ce sont les émissions où des pseudo-comiques sortent des blagues pas drôles (niveau pipi-caca-prout) ponctuées par un jingle musical énervant au possible (tintinnn tintinnnn tintinnnnnnnnnnn!) et où le plouquos lambda du public (déguisé en pirate ou en indien) se tape sur les cuisses devant tant de finesse en trinquant avec le voisin qu'en temps normal il mépriserait de toute son indifférence. Vous me direz, j'ai qu'à pas les regarder ces émissions, mais y'en a sur toutes les chaînes, et puis en ce moment c'est ça ou le curling. Le pire, c'est quand le carnaval s'immisce au boulot. Jeudi prochain par exemple, c'est ce qu'ils appellent ici le "jeudi sale" ou encore le "carnaval des femmes". Le grand jeu, c'est que les femmes se baladent avec des ciseaux et coupent les cravates des mâles qui en portent ce jour-là, et en contrepartie ils réclament un palo bisou. C'est sensé être un symbole de l'émancipation de la femme. Gné? Ou alors c'est genre "si je te coupe la cravate, ça veut dire que je pourrais te couper aussi autre chose"? (je sais pas hein, j'essaye d'interpréter!). Les années passées, le quatrième collègue qui s'est pointé devant moi en me disant "ben tu me la coupes pas ma cravate, j'en ai pourtant mis une moche exprès aujourd'hui!", je ne lui ai même pas souri, je l'ai regardé d'un air lassé et je lui ai dit "va voir chez les collègues, moi je suis française je fête pas ce genre de choses". Carrément associale la fille. Carrément pas intégrée. Le seul avantage de cette période? Les beignets gras au possible saupoudrés de sucre qui pourraient constituer ma nourriture exclusive tellement je les aime... allez, avec quelques exemplaires de ces bombes caloriques chez moi peut-être même que je jouerai le jeu et déguiserai mes enfants pour la crèche. En pirate ou en indien.
mardi 14 février 2012
jeudi 2 février 2012
Tifs
J’ai une relation d’amour-haine avec ma tignasse. De 0 à 20 ans, j’ai toujours eu la même coiffure, des cheveux longs dont les pointes étaient rafraîchies plus ou moins régulièrement par Môman et une frange qui retombait plus ou moins esthétiquement sur mon front. Avant de quitter le nid familial à la conquête du grand Nord (enfin, le Nord de la France, c’est déjà pas si mal), ça a été symbolique, j’ai voulu aller pour la première fois chez le coiffeur. Forcément, la première fois ça impressionne, la coiffeuse te demande ce que tu veux, comme tu sais pas quoi répondre tu lances un timide « oh, un peu dans le même genre que vous », et là la professionnelle se lâche et te fait tout un discours plein de mots barbares tels « permanente » ou « effilage » en te tripotant les tifs, pour finalement aboutir à la conclusion que non, tes cheveux ils sont trop fins, que du volume ça vaut même pas le coup de chercher à en avoir, qu’on va juste raccourcir en gardant la même coupe (quelle coupe ?) et que ça sera bien comme ça. Alors bon, tu acceptes, elle coupe, elle brushingue, tu payes cher et le lendemain, tu te retrouves quand même avec la même tête et la même frange qui t’accompagne depuis de si longues années, juste un peu plus court. Du coup tu relaisses pousser… entre temps tu as rencontré un Mec qui te répète que tu es la plus beeeeeeelle du monde, mais un jour quand même il avance prudemment un « je suis sûre qu’une autre coiffure plus courte ça t’irait bien ». Alors tu lui répètes ce que t’a dit ta première et dernière coiffeuse, cheveux trop fins, pas de volume, blablabla. Chéri fait une mine dubitative et n’en reparle plus mais mine de rien, il a réveillé la greluche qui sommeille en toi et qui ne demande qu’à changer de tête.
Premier boulot, premiers brouzoufs et la grande décision : une deuxième visite chez le coiffeur ! La maison ne reculant devant aucun sacrifice, tu prends rendez-vous chez « Tony &Guy », un salon branché où la musique est plus forte qu’en boîte. Tu annonces courageusement vouloir couper ces trucs qui tombent tristement sur tes épaules sans aucune énergie, mais le coiffeur te contre en te disant que tu as une tête à cheveux longs, qu’on va juste faire un léger dégradé sur les côtés qui va tout changer et que ça sera bien comme ça. La frange disparaît presque complètement, tu as des dégradés sur les côtés mais chaque matin tu t’énerves quand même sur ces trucs raplaplas qui t’allongent le visage que tu n’as déjà pas particulièrement poupin… du coup un mois après tu reprends rendez-vous et là tu décrètes « faites ce que vous voulez mais pitié, coupez-moi ces p… de cheveux ! ». Devant tant d’autorité, il s’exécute, se lâche, fait voler ses ciseaux autour de ta tête, tu vois les mèches tomber par terre (là quand même tu te demandes si t’as pas fait une bêtise) et quand tu te regardes dans la glace à la fin tu vois une étrangère. Avantages : tes cheveux ne sont plus longs et semblent plus en forme. Inconvénients : tu mets autant de temps qu’avant le matin à les coiffer pour essayer de faire la même chose que le pro et le Mec n’est pas super emballé. Mouais. S’en suit de longues années d’expériences diverses et variées : tu veux la même coiffure que Meg Ryan dans n’importe lequel de ses films mais tu comprends vite que c’est pas possible. Alors tu testes : mi-longs, on coupe, on re-re-coupe, on re-re-re-coupe… non là vraiment c’est trop court, faut re-laisser pousser. La couleur ? Pourquoi pas ? Mèches blondes presque naturelles, mèches très blondes, mèches platine... mèches rousses, mèches noires, mèches oranges (ça, c’était pas une réussite). Et l’homme de la maison qui commence à dire que finalement, les cheveux longs et la frange, c’était pas si mal…
Premier boulot, premiers brouzoufs et la grande décision : une deuxième visite chez le coiffeur ! La maison ne reculant devant aucun sacrifice, tu prends rendez-vous chez « Tony &Guy », un salon branché où la musique est plus forte qu’en boîte. Tu annonces courageusement vouloir couper ces trucs qui tombent tristement sur tes épaules sans aucune énergie, mais le coiffeur te contre en te disant que tu as une tête à cheveux longs, qu’on va juste faire un léger dégradé sur les côtés qui va tout changer et que ça sera bien comme ça. La frange disparaît presque complètement, tu as des dégradés sur les côtés mais chaque matin tu t’énerves quand même sur ces trucs raplaplas qui t’allongent le visage que tu n’as déjà pas particulièrement poupin… du coup un mois après tu reprends rendez-vous et là tu décrètes « faites ce que vous voulez mais pitié, coupez-moi ces p… de cheveux ! ». Devant tant d’autorité, il s’exécute, se lâche, fait voler ses ciseaux autour de ta tête, tu vois les mèches tomber par terre (là quand même tu te demandes si t’as pas fait une bêtise) et quand tu te regardes dans la glace à la fin tu vois une étrangère. Avantages : tes cheveux ne sont plus longs et semblent plus en forme. Inconvénients : tu mets autant de temps qu’avant le matin à les coiffer pour essayer de faire la même chose que le pro et le Mec n’est pas super emballé. Mouais. S’en suit de longues années d’expériences diverses et variées : tu veux la même coiffure que Meg Ryan dans n’importe lequel de ses films mais tu comprends vite que c’est pas possible. Alors tu testes : mi-longs, on coupe, on re-re-coupe, on re-re-re-coupe… non là vraiment c’est trop court, faut re-laisser pousser. La couleur ? Pourquoi pas ? Mèches blondes presque naturelles, mèches très blondes, mèches platine... mèches rousses, mèches noires, mèches oranges (ça, c’était pas une réussite). Et l’homme de la maison qui commence à dire que finalement, les cheveux longs et la frange, c’était pas si mal…
Puis pendant 2 ans, j’avais enfin trouvé la coiffeuse avec qui je pouvais discuter, qui me proposait des trucs pas trop foldingues, qui m’avait trouvé la longueur qui me va pas trop mal, qui savait exactement à quoi devait ressembler ma frange asymétrique, et qui faisait dire au Mec à chaque retour de chez elle « très bien la coiffure chérie ! ». Et puis un jour cette perle rare m’a annoncé qu’elle repartait vivre dans sa région d’origine à l’autre bout de l’Allemagne. Un monde s’est écroulé. Ses remplaçantes ont fait plus ou moins bien leur job, d'autres mieux que d'autres... il y eu aussi "Mademoiselle On": c'est celle qui a réussi à me refiler des soi-disants super produits pour que mon cuir chevelu soit au top (je suis faible) et qui avait une façon bizarre de me parler… dans ce salon y’a que des jeunes, c’est branché, c’est in, c’est hype, bref tout le monde se tutoie, clients et coiffeuses. Sauf qu’elle, comme elle était nouvelle elle avait pas encore tout à fait pris le pli, ou alors elle osait pas tutoyer quand sa clientèle dépassait les 15 ans. Du coup elle employait le « on » à tire-larigot. « on veut quelque chose à lire? » « on a remarqué que son cuir chevelu était pas en forme? » « on vient de quel pays, parce que j’ai remarqué qu’on a un accent » « on veut quelque chose à boire? ». Franchement ça surprend au début, je me suis surprise à regarder autour de moi voir si "on" était plusieurs. Dans un premier temps, je n’ai pas réagi, mais comme elle n’arrêtait pas, j’ai commencé à lui répondre de la même façon, « on veut bien un jus de pomme et un truc à lire, merci », ça a dû la vexer et elle a continué ses affaires dans un silence religieux. Ouf. Car s’il y a bien un truc que je déteste, c’est les small-talks des salons de coiffure, alors si en plus c’est pour me parler à la troisième personne, non merci. À la place je lisais les malheurs des stars dans le "Point de vue" allemand. Je ne sais pas quel est le pire...
Puis Mademoiselle On s'est mariée et a suivi son mari encore une fois dans un autre coin de Teutonie. Une nouvelle s'est occupée de mes cheveux, bien mais sans plus. Depuis quelques mois, je me fais coiffer par le même coiffeur que le Mec, un kurde d'origine dont je n'ai pas réussi à me décider s'il est homo ou pas, mais qui est tout ce que j'aime: s'il n'a pas envie de parler ou qu'il remarque que moi je n'ai pas envie, on se tait. Il me fait des propositions originales mais pas trop quand je lui dis que je voudrais changer de coupe. Il ne prend pas 5 clients à la fois ce qui fait que je passe plus de 3 heures dans le salon quand je fais faire des mêches. Il m'a fait une coupe qui a fait dire à ma mère "elle est vraiment super ta coiffure". Quand on connaît le nombre de compliments que ma mère m'a faits depuis 37 ans que je suis sur terre, ce n'est pas rien. Bref, j'ai ma nouvelle perle rare, et j'espère qu'il va rester jusqu'à sa retraite dans ce salon!
Sur ce, je vous laisse, j'ai un rendez-vous chez le coiffeur à prendre, mon carré plongeant a besoin d'une deuxième jeunesse...
Puis Mademoiselle On s'est mariée et a suivi son mari encore une fois dans un autre coin de Teutonie. Une nouvelle s'est occupée de mes cheveux, bien mais sans plus. Depuis quelques mois, je me fais coiffer par le même coiffeur que le Mec, un kurde d'origine dont je n'ai pas réussi à me décider s'il est homo ou pas, mais qui est tout ce que j'aime: s'il n'a pas envie de parler ou qu'il remarque que moi je n'ai pas envie, on se tait. Il me fait des propositions originales mais pas trop quand je lui dis que je voudrais changer de coupe. Il ne prend pas 5 clients à la fois ce qui fait que je passe plus de 3 heures dans le salon quand je fais faire des mêches. Il m'a fait une coupe qui a fait dire à ma mère "elle est vraiment super ta coiffure". Quand on connaît le nombre de compliments que ma mère m'a faits depuis 37 ans que je suis sur terre, ce n'est pas rien. Bref, j'ai ma nouvelle perle rare, et j'espère qu'il va rester jusqu'à sa retraite dans ce salon!
Sur ce, je vous laisse, j'ai un rendez-vous chez le coiffeur à prendre, mon carré plongeant a besoin d'une deuxième jeunesse...
mardi 31 janvier 2012
Moi, overbookée? à peine...
Bon, je commence où? Les deux dernières semaines ont été plutôt sportives au niveau pression, stress et gestion du temps, soyons pragmatiques et faisons le bilan par catégories:
- catégorie "la famille, c'est bien mais à petite dose": mes parents et ma mère-grand sont donc venus 3 jours pour compenser le fait qu'on ne soit pas rentrés aux dernières vacances. À part que mon paternel râle dans sa barbe parce qu'on a des horaires un peu décalés à cause des enfants (repas de midi à 13.30 et repas du soir à 21.00 ne sont pas rares...) et que les relations entre le Mec et mes parents sont un peu... fraîches on va dire, ça s'est bien passé, ils ont profité des loulous, ce qui était quand même le but premier (moi, je passe en second plan, ce que j'accepte totalement). J'ai passé un peu plus de temps que d'habitude aux fourneaux, pour finalement m'apercevoir que plus ils vieillissent, moins ils mangent, donc on a fini les restes pendant une semaine après. Faut pas gâcher quand même.
- catégorie "mes enfants ne sont jamais malades mais des fois, si": le jour du départ de la famille, Choupinette a commencé à avoir un peu de fièvre. En bonne mère indigne, je l'ai quand emmenée à la crèche le lendemain matin avec 38,2° et un suppo dans le popo. Ca n'a pas loupé, juste après la pause de midi j'ai reçu un appel de la puéricultrice "faut venir maintenant tout de suite, elle a plus de 39°". Soit. J'ai donc cherché mes deux petits diables (l'inconvénient d'avoir la crèche près de son lieu de travail et non pas près de son domicile), un Choupinou dans le coltard parce que réveillé pendant sa sieste et une Choupinette dans le coltard à cause de la fièvre. Le rendez-vous spontané chez la pédiatre n'a rien donné, j'en suis repartie avec le conseil de continuer à suppoter ma princesse si la fièvre dépassait 39° et de revenir 2 jours après si ça n'était pas passé. Bon. Le jour suivant, j'ai été au bord de la crise de nerfs. Choupinette hurlait dès qu'elle n'était plus dans mes bras, sa température faisait des yoyos avec des pointes à 40°, mon portable boulot sonnait sans interruption, Choupinou profitait du fait que je devais m'occuper plus intensivement de sa soeur pour faire bêtise sur bêtise, le Mec était en voyage d'affaires... bref, la loose totale. Le lendemain, après avoir prié toute la nuit que la puce soit de nouveau en forme, j'ai été exaucée quand le thermomètre a indiqué 37,1°. Et hop, mère indigne le retour, re-direction la crèche malgré le conseil de la pédiatre "2 jours sans fièvre avant de la remettre avec ses petits copains ça serait pas mal". La miss n'était pas de la meilleure humeur possible mais ils me l'ont reprise. Comme par hasard à peu près à ce moment-là elle a sorti deux nouvelles dents. Si on a ce cirque à chaque quenotte on n'est pas rendus.
- catégorie "mon avenir professionnel": le positif: entretien annuel avec mon chef super, il est toujours content de moi, il m'a mis un point en plus ce qui va rapporter quelques sous, il m'a fait passer à la catégorie au-dessus en ce qui concerne l'évaluation de mon potentiel à devenir chef d'équipe. Le négatif: il ne m'a pas mise dans la catégorie maximum qui me ferait automatiquement participer à l'assessment center et au statut de chef d'équipe si je réussissais ce dernier. Son argument, que je comprends parfaitement, c'est que dans mon job je n'ai pas forcément l'occasion de montrer que je sais diriger, et que donc il ne veut pas prendre de risques de m'envoyer là-bas et que je me plante (en gros, on a le droit de se présenter 2 fois à ce truc et si on n'est pas pris, tout plan de carrière dans la boîte tombe à l'eau). Son conseil, c'est donc que je change de job, que je redevienne ingénieur "normal", dans un domaine où je pourrais prouver que j'ai la niaque. Le truc, c'est qu'à ce moment-là je redémarrerais de zéro, tout à prouver et peut-être rien à en retirer. Surtout que depuis que je bosse dans mon travail actuel, je me suis un peu éloignée de la technique, donc il faudrait se replonger dans le bain. Mouais. Sa proposition, c'est que d'ici le milieu de l'année je réfléchisse aux domaines qui pourraient m'intéresser, et qu'il me "pistonne" un peu pour que je puisse y rentrer, il connaît beaucoup de monde dans la boîte. Et pour m'appâter, il me dit que si j'atteins cette catégorie supérieure et que si je réussis l'assessment center il fera tout pour que j'aie une place de chef d'équipe dans son centre. Ca fait beaucoup de si, beaucoup d'inconnues et beaucoup de temps. J'essaye de ne pas trop me prendre la tête, mais plus l'échéance va arriver moins ce sera facile...
à ciao.
lundi 16 janvier 2012
Instant magique...
Juste pour vous narrer un petit épisode de ce matin qui a tout boulversifié mon coeur de maman: on est dans la voiture, on sort d'une phase de bouchons (ça, c'est moyen drôle mais on s'habitue). J'entends que Choupinette se réveille, et elle gazouille, et elle rigole... et puis Choupinou dit "guck mal Maman!" ("regarde Maman!"). Je me retourne, Choupinou a un grand sourire et il est en train de tenir la main de sa soeur dans la sienne. Ils sont restés de longues minutes comme ça, leurs petits doigts emmêlés, à se sourire (du coup je me retournais toutes les 10 secondes). J'aurais bien aimé avoir un appareil photo sous la main pour immortaliser ce moment de grâce...
mardi 10 janvier 2012
Ouais, à vous aussi...
... la Nana souhaite "ein gutes neues", comme on dit ici-bas! Que 2012 rime avec flouze, binouze et part... euh non, pardon.
Bon. Ca, c'est fait.
Bilan des vacances passées à la maison:
- de la bonne bouffe et du bon vin à foison mais pas un gramme de plus sur la balance... oserais-je dire que c'est un miracle?
- Constat du 31 Décembre: Choupinette aime le foie gras. Vous auriez entendu ses petits jappements de joie quand je lui ai donné 2 toasts légèrement tartinés du pâté de luxe... faudrait quand même pas qu'on l'habitue trop, c'est quand même plus cher que les p'tits pots c'te came...
- des grasses mat jusqu'à 10.00, merci mes loulous de vous adapter au rythme des vacances! Par contre, la reprise est dure, hier matin à 6.30 Choupinou a gémi "encore dodo!" (remarquez, vaut mieux ça que "roooooooh, la lumière bordel!!!!" (les Bronzés font du ski, pour les incultes)).
- la dernière semaine avec un Mec à l'agonie (ben voui, un homme malade quoi...), pouvant à peine avaler et me demandant avec des yeux de chat potté "tu peux aller me faire un p'tit lait avec du miel ma Puce, je suis trop faible pour me lever du canapé". Lol.
- ceci expliquant cela: une liste des "choses à faire pendant les vacances" où pratiquement rien n'a été barré. Oups.
- une Choupinette qui 1) marche comme une championne, 2) fait des nuits sans interruption depuis 10 jours (on croise les doigts très très fort svp!!!!!!!), 3) a maintenant 3 dents en haut mais toujours que 2 en bas, 4) dit "papa", "maman", "doudou", "tototte", "coucou", "gâteau", "bras" (tout ce qu'il lui faut pour survivre en somme), 5) continue à boire comme un trou, même la nuit, ce qui nous vaut des réveils... mouillés.
- un Choupinou qui devient de plus en plus bavard mais qui continue à mélanger allègrement les deux langues. Exemples: "Maman, das ist bien ça" ou encore "noch ein cadeau haben". On maîtrise. Sinon, il est capricieux mais pas trop, câlin tout plein et coquin régulièrement. On le kiffe... par contre ce matin: il réclame que je le change et l'habille... il me fait des grosses risettes et chantonne...il se laisse faire, lève automatiquement les jambes... soudain, un bruit discret se fait entendre et un délicat fumet atteint rapidement mes narines. Il me regarde et il éclate de rire. Mon fils m'a donc pété à la figure. Faites des gosses, qu'ils disaient...
- des parents et une belle-mère qui ont finalement digéré le fait qu'on ne se soit pas déplacés. Le retour du boomerang: les premiers débarquent dans une semaine. Faut donc que j'achète des cadeaux en retard et que je prépare des menus élaborés. Gnourf.
- un Mec qui déchire complètement à Guitar Hero. Ce qui n'est pas le cas de la Nana. Dixit Choupinou: "Papa faire guitare... Maman pas faire guitare, Maman faire "boïng"". Ca fait plaisir.
- "Happy Feet" passé en boucle pendant 2 semaines. Mais quelle idée il a eue le gros bonhomme en rouge de déposer ça au pied du sapin. Ceci dit, c'est bien foutu et c'est mignon, un bébé pingouin.
Bref, vous l'aurez compris, on a glandé et on a profité des enfants. Mais purée, qu'est-ce-que ça passe vite 2 semaines... la routine reprend maintenant ses droits, dodo-bouchons-crèche-boulot-crèche-bouchons-dodo. Je n'ai pris aucune résolution (même pas "me remettre au sport", alors que j'en aurais grandement besoin), je vais me contenter de continuer à essayer de trouver le meilleur compromis dans mes rôles principaux de maman, épouse et employée. C'est r'parti pour un tour!!!!!!!!!!!
lundi 19 décembre 2011
Ce qui se fait... ou pas.
La vie en Allemagne n’est pas vraiment synonyme de « choc des cultures ». Quand je vois des gens qui s’expatrient en Chine, en Inde, en Amérique du Sud ou au fin fond de l’Afrique, là j’imagine qu’ils doivent tout d’abord s’acclimater et être bien renseignés sur les coutumes, les traditions, les choses qu’on fait ou qu’on ne fait pas dans le pays. En Europe centrale, on fonctionne tous plus ou moins de la même façon, mais il y a quand même quelques petites différences qui peuvent parfois mettre dans des situations embarrassantes...
Quand on est une petite française qui débarque en Allemagne, qui ne comprend pas grand-chose à cause de l'accent souabe hyper prononcé et n’ose pas parler de peur de faire une faute tous les deux mots, vient le moment où on a quand même envie de sortir de son trou, de communiquer, en un mot de s’intégrer. On sympathise avec les autres étudiants au boulot, à chaque jour qui passe on comprend un peu mieux ses interlocuteurs, on ose sortir quelques phrases que les gens ont l’air de comprendre, youpi, la vie est belle. À la première soirée où on est invité(e), à coup sûr on commet le premier impair si on n’est pas au courant. J’esseuplique : en France, on se fait la bise, même si on ne se connaît pas ou peu. Surtout entre jeunes, après y’a quand même le respect de l’âge, on n’ose pas forcément bisouter un ancien (si?). Bref, donc, première soirée où m’emmène une étudiante allemande du département, et paf, à peine arrivées on tombe sur un type qu’elle connaît. Elle, elle lui fait une sorte d’accolade, elle me présente, du coup moi j’avance ma tête pour faire mes 4 bises de parisienne… et là, c’est le drame… le type a avancé sa main vers moi en même temps, du coup ladite main rencontre mon corps quelque part entre la poitrine et le nombril puisque moi je me suis rapprochée. Une fraction de seconde plus tard, le type a un mouvement de recul brutal, comme s’il venait de s’apercevoir que ça faisait 3 jours que je mangeais de l’ail cru… mon neurone blond interprète ça comme « ok, y veut pas me faire la bise », du coup je recule, je tends ma main, entre temps lui il l’a de nouveau enlevée. Sourires gênés. Au bout de quelques secondes interminables, nos mains se rencontrent enfin, ouf… je me dis que le type est un peu coincé ou qu’il a une copine affreusement jalouse dans le coin, et j’oublie l’épisode. Jusqu’à ce qu’on rencontre une deuxième connaissance de l’étudiante. Rebelote. Exactement le même processus. Là ma copine me prend quand même à part et me dit « je ne sais pas si tu le sais mais ici la bise on la fait pas tout le temps. On se la fait en famille, ou alors quand on se connaît très très très très bien, ou alors quand on a des vues sur quelqu’un ». Allons bon. Je viens donc de passer pour la grosse dragueuse. Super. À partir de ce moment-là, à chaque fois que je rencontrais quelqu’un je me méfiais et gardais une bonne distance de sécurité. Pendant 2 ans j’ai eu un collègue français dans mon premier boulot, et puis également un chef qui avait fait sa thèse à Toulouse (il parle français mieux que moi, l’enfoiré…), du coup avec eux j’ai réappris à faire la bise. Vous auriez vu la tête des collègues les premières fois. Non seulement faire la bise, mais en plus à son chef, il y a sans doute eu des gros râgots à notre sujet… Et après ben figurez-vous que j’ai deux collègues allemands qui m’ont un jour demandé la "permission" de me faire la bise aussi le matin… comme quoi ils sont récupérables!
Un autre domaine où on a vite fait de passer pour la dernière des ploucs, c’est au café ou au restaurant. En France on t’amène l’addition, tu mets ton billet/ta pièce, le serveur récupère, te ramène la monnaie et en partant tu lui laisses le pourboire. Ben ici, non. La première fois, au moment de payer, je demande l’addition, le serveur me l’amène en ouvrant son gros porte-monnaie, du coup je me dis o.k, faut payer de suite, admettons. 14,70€, pas de problème, je sors mon billet de 20€ (à l’époque c’était encore des Marks mais bon, j’adapte…). Et là le serveur il me regarde intensément, comme si j’allais encore dire quelque chose. Euh, oui, kikigna ? Du coup je fais un sourire, lui il fait la gueule, bizarre. Il me rend mes 5,30€, et en partant il marmonne dans sa barbe je ne sais quoi… gné ??????????? Au bout de 3 ou 4 séances comme ça, la personne qui m’accompagnait a eu l’amabilité de me dire que si je voulais laisser un pourboire, il fallait que j’arrondisse le prix qu’il venait de m’annoncer, et que la différence c’était le pourboire, qu’il convient de fixer à environ 10%. J’aurais dû donc enchaîner direct après l’annonce des 14,70€, dire « 16€ bitte schöööööön », il m’aurait dit « danke sehr », m’aurait rendu mes 4€ et tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Peut-être qu’il a quand même découvert mes pièces sur la table en débarrassant mais bon…
Moralité: quand tu débarques ici et que t’es pas au courant, tu passes pour une grosse chaudasse super radin. Le pied nan ?
Quand on est une petite française qui débarque en Allemagne, qui ne comprend pas grand-chose à cause de l'accent souabe hyper prononcé et n’ose pas parler de peur de faire une faute tous les deux mots, vient le moment où on a quand même envie de sortir de son trou, de communiquer, en un mot de s’intégrer. On sympathise avec les autres étudiants au boulot, à chaque jour qui passe on comprend un peu mieux ses interlocuteurs, on ose sortir quelques phrases que les gens ont l’air de comprendre, youpi, la vie est belle. À la première soirée où on est invité(e), à coup sûr on commet le premier impair si on n’est pas au courant. J’esseuplique : en France, on se fait la bise, même si on ne se connaît pas ou peu. Surtout entre jeunes, après y’a quand même le respect de l’âge, on n’ose pas forcément bisouter un ancien (si?). Bref, donc, première soirée où m’emmène une étudiante allemande du département, et paf, à peine arrivées on tombe sur un type qu’elle connaît. Elle, elle lui fait une sorte d’accolade, elle me présente, du coup moi j’avance ma tête pour faire mes 4 bises de parisienne… et là, c’est le drame… le type a avancé sa main vers moi en même temps, du coup ladite main rencontre mon corps quelque part entre la poitrine et le nombril puisque moi je me suis rapprochée. Une fraction de seconde plus tard, le type a un mouvement de recul brutal, comme s’il venait de s’apercevoir que ça faisait 3 jours que je mangeais de l’ail cru… mon neurone blond interprète ça comme « ok, y veut pas me faire la bise », du coup je recule, je tends ma main, entre temps lui il l’a de nouveau enlevée. Sourires gênés. Au bout de quelques secondes interminables, nos mains se rencontrent enfin, ouf… je me dis que le type est un peu coincé ou qu’il a une copine affreusement jalouse dans le coin, et j’oublie l’épisode. Jusqu’à ce qu’on rencontre une deuxième connaissance de l’étudiante. Rebelote. Exactement le même processus. Là ma copine me prend quand même à part et me dit « je ne sais pas si tu le sais mais ici la bise on la fait pas tout le temps. On se la fait en famille, ou alors quand on se connaît très très très très bien, ou alors quand on a des vues sur quelqu’un ». Allons bon. Je viens donc de passer pour la grosse dragueuse. Super. À partir de ce moment-là, à chaque fois que je rencontrais quelqu’un je me méfiais et gardais une bonne distance de sécurité. Pendant 2 ans j’ai eu un collègue français dans mon premier boulot, et puis également un chef qui avait fait sa thèse à Toulouse (il parle français mieux que moi, l’enfoiré…), du coup avec eux j’ai réappris à faire la bise. Vous auriez vu la tête des collègues les premières fois. Non seulement faire la bise, mais en plus à son chef, il y a sans doute eu des gros râgots à notre sujet… Et après ben figurez-vous que j’ai deux collègues allemands qui m’ont un jour demandé la "permission" de me faire la bise aussi le matin… comme quoi ils sont récupérables!
Un autre domaine où on a vite fait de passer pour la dernière des ploucs, c’est au café ou au restaurant. En France on t’amène l’addition, tu mets ton billet/ta pièce, le serveur récupère, te ramène la monnaie et en partant tu lui laisses le pourboire. Ben ici, non. La première fois, au moment de payer, je demande l’addition, le serveur me l’amène en ouvrant son gros porte-monnaie, du coup je me dis o.k, faut payer de suite, admettons. 14,70€, pas de problème, je sors mon billet de 20€ (à l’époque c’était encore des Marks mais bon, j’adapte…). Et là le serveur il me regarde intensément, comme si j’allais encore dire quelque chose. Euh, oui, kikigna ? Du coup je fais un sourire, lui il fait la gueule, bizarre. Il me rend mes 5,30€, et en partant il marmonne dans sa barbe je ne sais quoi… gné ??????????? Au bout de 3 ou 4 séances comme ça, la personne qui m’accompagnait a eu l’amabilité de me dire que si je voulais laisser un pourboire, il fallait que j’arrondisse le prix qu’il venait de m’annoncer, et que la différence c’était le pourboire, qu’il convient de fixer à environ 10%. J’aurais dû donc enchaîner direct après l’annonce des 14,70€, dire « 16€ bitte schöööööön », il m’aurait dit « danke sehr », m’aurait rendu mes 4€ et tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Peut-être qu’il a quand même découvert mes pièces sur la table en débarrassant mais bon…
Moralité: quand tu débarques ici et que t’es pas au courant, tu passes pour une grosse chaudasse super radin. Le pied nan ?
vendredi 16 décembre 2011
Bric-à-brac
Un (des?) post(s) plus fourni(s) la semaine prochaine, promis, juré, craché (berk)
- ceci expliquant cela, comme d'hab avant Noel c'est la folie au boulot, en gros j'ai à peine 2 minutes pour aller pisser (genre la semaine dernière vers 16.00 je me suis décidée à y aller avant de me faire dessus (la classe)). En plus mon chef-chef part à la retraite donc hier il y avait grosse fiesta, et la super idée d'un de nos chefs de département "et si on lui faisait une petite vidéo souvenir, et même qu'on y ferait des interviews des employés qui diraient tout le bien qu'ils pensent de lui". Alors oui, c'était une bonne idée, même qu'après la projection le chef-chef il avait les yeux carrément mouillés, mais qui c'est qui a dû trouver un caméraman, qui a dû trouver des images/des films pour mettre dans la vidéo, qui s'est trituré les méninges pour faire un "story-board", qui n'a pas pu bosser un jour complet parce qu'il y avait tournage des interviews dans son bureau, qui a dû choisir la musique? Gagné, c'est Bibi! Le nombre d'heures que j'ai investies dans cette histoire, c'est dingue... d'un autre côté, ca m'a changé de mon taff de d'habitude, et le caméraman était super cool (et assez choupi ce qui on doit bien l'avouer, ne gâche rien). Bref, j'avais en théorie prévu de ne pas bosser la semaine prochaine, mais qui a 5 protocoles en retard et un bureau qui croule sous les papiers? Gagné, vous êtes trop forts.
- le truc bien, c'est qu'après de dures négociations avec la famille que même à côté les discussions sur le sauvetage de l'Europe c'est du pipi de chat, a été obtenu le résultat suivant: ON RESTE CHEZ NOUS PENDANT LES VACANCES!!! Bon, il y a eu chantage, mise en place de mauvaise conscience sur ma personne, arguments qu'on pourrait qualifier de risibles ("mais, ta grand-mère a acheté des cadeaux pour les enfants, et elle a fait des marque-places à vos noms, et elle a acheté du gigot pour un régiment!"), et du côté du Mec, un quasi-ultimatum ("si vous venez pas chez moi, alors vous n'allez pas non plus chez les autres (NDLR: les autres, ce sont mes parents, vous voyez que les relations sont toujours au beau fixe), sinon je le prendrai très très mal" (comprendre: je vous ferais la gueule ad vitam eternam)). Bref, ces épreuves passées sans disputes trop trop graves (des fois je me dis, je pourrais bosser à l'ONU), reste le fait qu'on aura 2 semaines pour se reposer, passer du temps à deux et avec les loulous, voir des amis, faire de la cuisine, profiter de l'ambiance de Noel dans notre chez-nous douillet. N'empêche que, pour les années qui viennent faudra vraiment qu'on mette en place une "stratégie vacances" parce que des prises de tête comme ca, je tiens pas à les avoir tous les ans. On va dire que c'est ma première résolution pour 2012...
- les petits monstres ont les nez morveux mais sinon, ils pètent la forme! Choupinette qui nous avait fait la surprise de faire ses premiers pas toute seule le lendemain de son anniversaire s'est finalement apercue que le 4 pattes, c'était vachement plus efficace et depuis n'a pas réitéré l'expérience bipèdesque (si je veux j'invente des mots). D'un autre côté, c'est pas plus mal, au ras du sol on arrive mieux à la contrôler. Sinon, elle se marre toujours autant, elle fait craquer le Mec en tendant ses petits bras vers lui et en disant "pa-paaaaaa", elle commence à ne pas se laisser faire par son frère, elle veut manger de tout ("euh ma fille, les tapas pleins de piment ca va pas le faire du tout du tout, tu voudrais pas un p'tit beurre à la place?"), elle joue à cache-cache avec son doudou qu'elle ne lâche pratiquement plus (je ne vais pas vous parler de l'odeur, peuit-être que vous êtes en train de manger) et quand elle est habillée en petite fille modèle avec une robe et une barrette dans les cheveux, on a juste envie de la manger de bisous. Bon, j'avoue, même quand elle a le nez coulant, qu'elle vient de se mettre de la bouillie dans les cheveux et que son père l'a habillée comme l'as de pique (nan mais quand il a le temps il a beaucoup de goût, me faîtes pas dire ce que j'ai pas dit, mais quand ca urge il prend les premières fringues venues), j'ai quand même envie de la manger de bisous.
Choupinou quant à lui a toujours des phases trop adorables (heureusement elles prédominent) mais parfois entrecoupées de moments "terribeul two": nous tanner pour qu'on lui fasse un petit pot tagliatelles-épinards-fromage ("manger pinards!!!") puis refuser d'en manger la moindre cuillère, faire une crise si on lui refuse un "bonbon qui pique" en apéro, au bout de 10 sermons sur "non, tu ne dois pas mettre le DVD des animaux tout seul" le laisser quelques secondes tout seul, revenir dans le salon et s'apercevoir qu'il essaie au choix de mettre le dit-DVD dans le lecteur alors qu'il y en a déjà un dedans ou de l'insérer dans le disque dur-enregistreur pas prévu pour ca, devoir le rattraper parce que d'un coup il a décidé que ce serait rigolo de courir sur la route (et qu'est-ce qu'il est rapide le bougre, surtout quand j'ai des talons de 10 cm et une Choupinette dans les bras). Bref, on ne s'ennuie pas!
C'est fini pour aujourd'hui, rompez.
- le truc bien, c'est qu'après de dures négociations avec la famille que même à côté les discussions sur le sauvetage de l'Europe c'est du pipi de chat, a été obtenu le résultat suivant: ON RESTE CHEZ NOUS PENDANT LES VACANCES!!! Bon, il y a eu chantage, mise en place de mauvaise conscience sur ma personne, arguments qu'on pourrait qualifier de risibles ("mais, ta grand-mère a acheté des cadeaux pour les enfants, et elle a fait des marque-places à vos noms, et elle a acheté du gigot pour un régiment!"), et du côté du Mec, un quasi-ultimatum ("si vous venez pas chez moi, alors vous n'allez pas non plus chez les autres (NDLR: les autres, ce sont mes parents, vous voyez que les relations sont toujours au beau fixe), sinon je le prendrai très très mal" (comprendre: je vous ferais la gueule ad vitam eternam)). Bref, ces épreuves passées sans disputes trop trop graves (des fois je me dis, je pourrais bosser à l'ONU), reste le fait qu'on aura 2 semaines pour se reposer, passer du temps à deux et avec les loulous, voir des amis, faire de la cuisine, profiter de l'ambiance de Noel dans notre chez-nous douillet. N'empêche que, pour les années qui viennent faudra vraiment qu'on mette en place une "stratégie vacances" parce que des prises de tête comme ca, je tiens pas à les avoir tous les ans. On va dire que c'est ma première résolution pour 2012...
- les petits monstres ont les nez morveux mais sinon, ils pètent la forme! Choupinette qui nous avait fait la surprise de faire ses premiers pas toute seule le lendemain de son anniversaire s'est finalement apercue que le 4 pattes, c'était vachement plus efficace et depuis n'a pas réitéré l'expérience bipèdesque (si je veux j'invente des mots). D'un autre côté, c'est pas plus mal, au ras du sol on arrive mieux à la contrôler. Sinon, elle se marre toujours autant, elle fait craquer le Mec en tendant ses petits bras vers lui et en disant "pa-paaaaaa", elle commence à ne pas se laisser faire par son frère, elle veut manger de tout ("euh ma fille, les tapas pleins de piment ca va pas le faire du tout du tout, tu voudrais pas un p'tit beurre à la place?"), elle joue à cache-cache avec son doudou qu'elle ne lâche pratiquement plus (je ne vais pas vous parler de l'odeur, peuit-être que vous êtes en train de manger) et quand elle est habillée en petite fille modèle avec une robe et une barrette dans les cheveux, on a juste envie de la manger de bisous. Bon, j'avoue, même quand elle a le nez coulant, qu'elle vient de se mettre de la bouillie dans les cheveux et que son père l'a habillée comme l'as de pique (nan mais quand il a le temps il a beaucoup de goût, me faîtes pas dire ce que j'ai pas dit, mais quand ca urge il prend les premières fringues venues), j'ai quand même envie de la manger de bisous.
Choupinou quant à lui a toujours des phases trop adorables (heureusement elles prédominent) mais parfois entrecoupées de moments "terribeul two": nous tanner pour qu'on lui fasse un petit pot tagliatelles-épinards-fromage ("manger pinards!!!") puis refuser d'en manger la moindre cuillère, faire une crise si on lui refuse un "bonbon qui pique" en apéro, au bout de 10 sermons sur "non, tu ne dois pas mettre le DVD des animaux tout seul" le laisser quelques secondes tout seul, revenir dans le salon et s'apercevoir qu'il essaie au choix de mettre le dit-DVD dans le lecteur alors qu'il y en a déjà un dedans ou de l'insérer dans le disque dur-enregistreur pas prévu pour ca, devoir le rattraper parce que d'un coup il a décidé que ce serait rigolo de courir sur la route (et qu'est-ce qu'il est rapide le bougre, surtout quand j'ai des talons de 10 cm et une Choupinette dans les bras). Bref, on ne s'ennuie pas!
C'est fini pour aujourd'hui, rompez.
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